Un éclat de rouge flamboyant, une longue traîne verte qui ondule dans l’air, puis un cri aigu qui traverse la serre : au Naturospace, difficile de rater le passage d’un Lori papou. Mais pourquoi cet oiseau porte-t-il un plumage aussi contrasté, et à quoi sert cette queue démesurée ? Nos équipes, habituées à répondre aux questions des visiteurs petits et grands, vous emmènent dans les coulisses de la biologie de cet habitant haut en couleur de la volière.
Qui est le Lori papou ?
Le Lori papou (Charmosyna papou), aussi appelé Lori de Nouvelle-Guinée, est un petit perroquet originaire des forêts de montagne de Nouvelle-Guinée, où il vit entre 1600 et 3500 mètres d’altitude (source : parrots.org, encyclopédie des espèces). Son corps est dominé par un rouge éclatant, contrasté par un manteau et des ailes vert foncé. Une fine bande noire traverse sa nuque, une tache bleu pâle orne son croupion, et des touches de jaune soulignent les flancs et les côtés de la poitrine. Mais son trait le plus spectaculaire reste sa queue : les deux longues plumes centrales, vertes et bordées de jaune, peuvent atteindre près de 25 centimètres, soit presque la longueur du reste du corps. Il cohabite dans la serre avec d’autres espèces de la famille des Psittaculidés, comme le loriquet de Goldie (Psitteuteles goldiei), plus trapu et reconnaissable à ses taches pourpres sur le front.
Une palette de couleurs qui a une fonction
Dans la nature, ce plumage spectaculaire n’est pas qu’une parure : il sert à la reconnaissance entre individus d’une même espèce au sein de la canopée dense des forêts d’altitude, et les longues rectrices centrales jouent probablement un rôle dans les parades de séduction entre partenaires. Les sujets juvéniles, eux, arborent un plumage plus terne et une queue plus courte, le temps d’atteindre leur maturité. Au Naturospace, cette vivacité chromatique illustre à merveille l’une des missions du parc : montrer que la biodiversité tropicale regorge de solutions élégantes, sans jamais tomber dans le sensationnalisme.
Le secret du régime alimentaire : une langue en pinceau
C’est sans doute la question la plus posée par nos visiteurs curieux : comment un oiseau peut-il se nourrir presque uniquement de nectar et de pollen ? La réponse tient dans un détail anatomique commun à tous les lori et loriquets, dont le Lori papou fait partie. Selon les données compilées sur la famille des Loriini (source : Wikipedia, article « Loriini »), ces oiseaux possèdent une langue terminée par une touffe de fines papilles, semblable à un petit pinceau, qui leur permet de récolter efficacement le nectar et le pollen au cœur des fleurs. Dans son milieu naturel, le régime du Lori papou se compose de fleurs, de bourgeons floraux, de pollen, de fruits tendres et de petites graines (source : parrots.org).
Comment cela se traduit-il dans la volière du Naturospace ?
- Des plantes nectarifères sont intégrées à la végétation de la serre pour permettre au Lori papou d’exprimer ce comportement naturel de butinage.
- Un bec incurvé, orange à rouge, complémentaire de la langue en pinceau, aide l’oiseau à extraire le nectar des corolles les plus profondes.
- Une observation facilitée pour les visiteurs, qui peuvent voir ce comportement de nourrissage en action, à hauteur d’yeux, au fil de leur parcours.
Questions fréquentes sur le Lori papou et la volière du Naturospace
Le Lori papou est-il le seul oiseau coloré de la volière ?
Non. La volière du Naturospace abrite d’autres espèces à la coloration remarquable, comme le pigeon Nicobar (Caloenas nicobarica), dont le plumage affiche des reflets métalliques verts et cuivrés, ou le diamant de Gould (Chloebia gouldiae), petit passereau australien dont la tête peut être rouge, noire ou jaune selon les individus. Chaque espèce illustre une stratégie différente face à son environnement.
Pourquoi le diamant de Gould n’a-t-il pas le même régime que le Lori papou ?
Contrairement au Lori papou, nectarivore, le diamant de Gould est granivore : il se nourrit principalement de graines de graminées. Son bec, court et conique, est adapté au décorticage des graines, quand celui du Lori papou, fin et incurvé, est taillé pour le butinage. Comparer les deux espèces est un excellent exercice pédagogique pour observer comment la forme du bec reflète le mode d’alimentation.
À quoi sert la longue queue du Lori papou ?
Ses longues rectrices centrales, qui peuvent atteindre environ 25 centimètres, le distinguent immédiatement des autres lori et loriquets de la volière. Chez les mâles adultes en particulier, cette parure caudale est l’un des signes de maturité les plus visibles, les juvéniles arborant une queue nettement plus courte.
Peut-on nourrir les oiseaux pendant la visite ?
Afin de préserver un régime alimentaire adapté et équilibré pour chaque espèce, les visiteurs ne sont pas invités à nourrir les oiseaux. L’alimentation est entièrement gérée par l’équipe animalière, dans une logique de bien-être animal et de conservation des espèces.
À quelle heure a-t-on le plus de chances d’observer le Lori papou en activité ?
Comme pour beaucoup d’oiseaux, l’activité est souvent plus intense en matinée et en fin d’après-midi, lorsque la luminosité est douce et que les visiteurs sont moins nombreux. C’est aussi le moment idéal pour tenter une photo, la lumière rasante révélant encore mieux les nuances du plumage et la longueur de sa queue.
Une porte d’entrée vers les trois missions du Naturospace
Observer un Lori papou en train de butiner n’est jamais un hasard pédagogique. Ce moment, en apparence anecdotique, est l’occasion pour les équipes du Naturospace de rappeler les trois missions qui structurent le projet du parc : la conservation des espèces, à travers une gestion attentive des populations et des habitats recréés en serre ; la pédagogie et la sensibilisation du public, en expliquant avec des mots simples des mécanismes biologiques parfois complexes ; et la recherche scientifique, nourrie par l’observation continue du comportement des espèces en milieu semi-naturel. Pour en savoir plus sur cette dimension du parc, la page consacrée à la pédagogie et à la sensibilisation du public détaille les actions menées auprès des scolaires et des familles.
Cette approche se retrouve dans l’ensemble de la serre tropicale, maintenue entre 25 et 28°C toute l’année, où plus de 1000 papillons exotiques évoluent en liberté aux côtés des oiseaux et d’une végétation luxuriante. Pour découvrir l’ensemble des espèces à plumes présentes au Naturospace, direction la page dédiée à la volière et aux oiseaux tropicaux du parc.
Préparer votre visite à la rencontre du Lori papou
Le Naturospace se situe Boulevard Charles V, à Honfleur, au cœur de la Normandie. La serre, climatisée toute l’année, offre un dépaysement total quelle que soit la saison : sous la pluie normande comme en plein été, la température tropicale reste constante. Familles avec enfants, groupes scolaires en sortie pédagogique, touristes de passage ou simples curieux de nature viennent y observer, à leur rythme, le ballet des oiseaux et des papillons au fil d’une végétation dense d’héliconias, d’orchidées et de fougères géantes.
Pour les plus observateurs, prendre le temps de s’arrêter quelques minutes devant un point d’eau ou une plante en fleur augmente nettement les chances d’assister à une scène de nourrissage, et peut-être d’apercevoir la longue silhouette rouge et verte du Lori papou se détacher du feuillage. C’est souvent dans ces instants de patience que naît l’émerveillement, bien plus que dans la simple traversée rapide de la serre.
Envie de voir le Lori papou de vos propres yeux et de poser vos questions directement à notre équipe ? Planifiez votre visite dès maintenant en consultant les informations pratiques du Naturospace : horaires, tarifs et accès vous y attendent pour organiser une sortie nature inoubliable en Normandie.



